Les difficultés rencontrées pour une telle construction

L’emplacement adéquat.

    Pour construire une usine marémotrice, il faut choisir une zone où l'amplitude des marées est grande, mais cet emplacement doit permettre l'installation d'un barrage pour utiliser l'énergie des marées. La présence d'un bassin est aussi indispensable au bon fonctionnement de l'usine : dans le cas de la Rance, c'est son estuaire qui sert de bassin. On comprend donc pourquoi le site de la Rance est tout à fait approprié car la largeur de l'estuaire de la Rance, qui est d'environ 750 mètres permet d'en faire un très grand bassin : il a une surface de 22 km² et un volume de 184 millions de mètres cubes d'eau.

    La stabilité de l'usine doit également être prise en compte dans l'élaboration d'une usine d'une telle ampleur : les sols doivent, en effet présenter une rigidité suffisante pour que l'usine reste en équilibre. En l'occurence, pour la Rance des sondages ont montré que le sol était constitué en majorité, par une roche granitique, elle même recouverte par endroits de sable et de galets. Le granit étant une roche dure et non friable, la pose de blocs de béton n'a donc pas présentée de problème majeur pour la construction.

La corrosion marine:

 

    Le choix des matériaux de l'usine a lui aussi demandé des études poussées, car ils doivent résister à la corrosion marine, qui est un problème majeur dans ce contexte. Un comité "corrosion" fut crée en 1955, ayant pour but de trouver la meilleure solution possible pour parer les effets de l'eau de mer sur les installations hydrauliques, n'ayant été testées qu'en condition d'eau douce. Cela a permit d'épargner les installations de l'usine de dommages potentiels.

Des problèmes d'encombrement:

    Il a aussi fallu faire face à divers problèmes d'encombrement liés à la construction des bulbes ou groupes turboalternateurs. Les groupes bulbes qui avaient un axe vertical avant la construction, auraient apportés la contrainte de devoir construir une usine plus haute que prévue, et de plus, des difficultés auraient été rencontrées pour les insérer dans l'estuaire. Des études très poussées, ont donc été réalisées, et ont permit la création de groupes bulbes à axes horizontaux et non verticaux. Les ingénieurs devaient aussi se soucier de la taille des turbines qui devaient être assez petites pour être insérées dans l'estuaire. A l'époque on connaissait les turbines Kaplan (turbine à hélice dont les pales sont à inclinaison variable) à axes verticaux mais ces turbines n'ont pu être utilisées sur le site de la Rance. Ce sont les groupes bulbes à axes horizontaux, développés par Neypric, qui furent utilisés sur le site de la Rance, car les équipements électromécaniques pouvaient ainsi être insérés dans l'usine, et un pont pouvaient être construit, ce qui est un avantage de communication pour les citoyens.

25 votes. Moyenne 3.32 sur 5.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×